Dimanche 27 août 2017

étape 9Orihuela. Ciudad del Poeta Miguel Hernández / Cumbre del Sol. El Poble Nou de Benitatxell

Départ 13h26 (Heure locale)
  • Commentaire de Fernando Escartín

    Étape de plaine avec arrivée au sommet. La costa du Levante aura la vedette et accompagnera le peloton tout au long du parcours. Le départ sera rapide et la formation d'une échappée très probable. Mais la journée peut être propice aux équipes ayant pour objectif les victoires d'étapes et non pas le classement général.

Géodiversité

Continents perdus… et retrouvés

Lagune de Torrevieja © Attribution-ShareAlike 3.0 Spain (CC BY-SA 3.0 ES)Peñon Ifach © Daria NepriakhinaIsla de Tabarca © Claudia Bañón / CC BY-SA 3.0Dunes de Guardamar © Attribution-ShareAlike 3.0 Unported (CC BY-SA 3.0)

TORREVIEJA – CUMBRE DEL SOL. El Poble Nou de Benitatxell
 

Cette étape court le long de la côte alicantine, sans grandes variations d'altitude. Presque tout l'itinéraire s'effectue sur des sédiments quaternaires d'origine fluviale et littorale (tons gris sur le bloc), parmi lesquels se détachent quelques élévations qui coïncident avec des côtes calcaires formées de matériaux crétacés (tons verts) et tertiaires (oranges et jaunes). À signaler les nombreuses salines et les petites lagunes qui le jalonnent, et qui caractérisent cette zone de transition entre le milieu fluvial et le milieu côtier, très marqué par la proximité de la Méditerranée.

Le début de l'étape se situe près de l'un des grands attraits géologiques du parcours, les lagunes du Parc Naturel de La Mata (Torrevieja). Situées sur le bassin du Bas-Segura, elles se sont formées sur un système de plissements. Ces lagunes attirent l'attention par leurs couleurs : la lagune de Torrevieja est rosée sous l'effet des sels et la lagune de La Mata est verte sous celui des algues. Mais surtout elles doivent leur importance au fait d'être les deux salines marines naturelles les plus importantes d'Europe, en exploitation depuis l'époque romaine.

Entre Guardamar del Segura et Santa Pola s'étire un cordon de dunes parmi les meilleurs du Levant. Nombre de systèmes de dunes ont été urbanisés et ceux qui restent constituent un trésor d'une valeur incalculable, car ces dunes servent de réserves de sable pour compenser et restaurer le sable qui se perd dans les plages lors des tempêtes hivernales. Ainsi, rares sont les plages de la Méditerranée qui conservent leurs dunes comme ici. Si nous considérons les dunes comme un phénomène intéressant, que dire alors de Santa Pola, dont le centre urbain est installé sur un grand récif corallien, formé il y a environ 6 M.a. Pendant le Miocène, quand le niveau de la mer était plus élevé qu'actuellement car les grandes calottes glaciaires ne s'étaient pas encore formées, il y avait là un atoll (île en forme d'anneau) “bioconstruit” par les coraux et les stromatolites. Des milliers d'années plus tard, avec la mort des coraux, les sédiments se sont chargés de colmater le centre de l'atoll et ensuite la baisse du niveau de la mer l'a laissé exposé.

Face à Santa Pola, voici la Isla de Tabarca, la plus grande île de la Communauté Valencienne et la seule habitée. Il s'agit d'une île très importante pour les géologues car elle constitue l'un des rares vestiges du continent dit “mésoméditerranéen” qui, coincé entre l'Afrique et l'Eurasie, est venu heurter la plaque euro-asiatique il y a environ 12 M.a. (Miocène), donnant ainsi naissance aux chaînes Bétiques. Il s'agit de l'un des rares sites au monde où le mythe des continents immergés est une réalité.

Entre El Altet et Los Balsares, nous arrivons au Site Naturel Clot de Galvany. Ce parc se caractérise par la grande diversité de ses écosystèmes (marais, salines, collines, monts, dunes et plages). Plus exactement, le marais se trouve dans la dépression de Balsares-Clot de Galvany qui forme un lac sans issue sur la mer (endoréique) et qui connaît des fluctuations de l'eau pendant toute l'année, avec des périodes d'inondation en automne-hiver et de sécheresse en été.

Autre attrait géologique de la route, voici maintenant le Tombolo de Calpe et le Peñón de Ifach. Ce rocher, d'une hauteur de 332 m, était autrefois une île calcaire qui a été reliée au continent par des cordons de sable (le tombolo) par la dynamique littorale. Dans ses parois verticales, dressées à l'aplomb sur la mer qui l'entoure, de nombreuses grottes karstiques se sont formées et abritent d'immenses populations de martinets et de mouettes.

L'arrivée de l'étape se situe au sommet de la colline Cumbre del Sol, constituée de roches calcaires d'origine marine déposées là il y a 125-100 M.a. (Crétacé).

Chronométreur officiel

Porteurs de maillots à l'issue de l'étape 21

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