Samedi 26 août 2017

étape 8Hellín / Xorret de Catí. Costa Blanca Interior

Départ 12h34 (Heure locale)
  • Commentaire de Fernando Escartín

    Moyenne montagne, arrivée au sommet. Étape marqué par un final typique de la Vuelta et une nouvelle journée importante pour les leaders. La dernière ascension, avec des rampes à plus de 20%, n'entraînera pas de grandes différences au classement général, mais s'ajoutera aux écarts infimes creusés à Andorre et à l'Ermitage de Santa Lucía.

Géodiversité

Le sifflement du python de cancarix

Salles inférieures de Mine Rosario © J. A. Domínguez – IGMEVue panoramique de Casa del Capellà, sur la rivière Montnegre (Barranco Blanco) © IGMEVue panoramique des ravines et badlands de la rivière Montnegre (Barranco Blanco) © IGME

Hellín / Xorret de Catí. Costa Blanca Intérieure

Entre la Cordillera Ibérica et le système Bétique se succède une série de reliefs sur roches calcaires du Jurassique et du Crétacé (200-65 M.a., en tons bleus et verts dans le bloc).  En dehors d'eux, l'itinéraire passe sur des matériaux plus récents (en jaune et en gris) dans la zone littorale et dans le fond des vallées.

À proximité de Hellín (Albacete), se dresse le Piton de Cancarix, une cheminée volcanique formée il y a environ 7 millions d'années (Miocène supérieur). Il s'agit d'une énorme colonne de lave qui s'est refroidie avant d'arriver à la surface et qui est restée exposée quand le reste du volcan a été érodé. Maintenant, nous avons un sommet en forme de plateau, dont les parois sont formées de colonnes spectaculaires créées par le refroidissement de la lave et, comme si cela ne suffisait pas, de roches très peu courantes (“lamproïtes ultrapotassiques”). Ceci explique pourquoi le gouvernement de Castilla-La Mancha a classé le Piton, en 1998, au titre de Monument Naturel Géologique.

Dans la zone de Yecla (Murcia), l'itinéraire traverse d'innombrables élévations formées par des strates rocheuses pliées. Entre ces “crêtes” et ces côtes, diverses ramblas montrent la différence entre la plupart des centres historiques urbains (toujours construits dans un endroit un peu élevé et à l'abri des inondations) et l'invasion de la rambla à l'époque moderne qui a souvent été la cause de grands désastres. La Rambla del Agua Salada de Yecla a provoqué jusqu'à trente-neuf crues historiques documentées entre 1727 et 1997.

À partir de Yecla, le peloton avance vers Villena, cité de châteaux et murailles. Cette ville de la province d'Alicante conserve de grands mystères sous terre : deux galeries (Mine Rosario et Mine Fisura), formées de puits aussi grands que profonds qui servaient autrefois à alimenter la population en eau et à l'irrigation.

Au cours de l'étape, l'itinéraire franchit la sierra du Maigmó, une chaîne montagneuse formée par l'orogénèse alpine (40-20 M.a.), comme toutes celles qui ont été traversées lors des étapes précédentes. Les strates y sont tant intensément pliées que la route traverse sans cesse les mêmes formations, dans une région où l'érosion est conditionnée par l'inclinaison (ce que les géologues appellent un plongement), ce qui crée une énorme variété de paysages. Des sierras comme celle d'Aitana ou de Mariola sont entrecoupées de grands ravins, comme le Barranco Blanco, situé dans la dernière partie de l'étape, et l'un des plus remarquables car l'érosion de ses flancs a formé un ample réseau de ravines qui donnent lieu à des paysages uniques.

Terme de l'Étape : Piton volcanique

Conduit d'alimentation verticale d'un volcan, à morphologie cylindrique, à l'intérieur duquel la lave s'est solidifiée, qui est ensuite resté exposé par l'érosion du cône volcanique.

Chronométreur officiel

Porteurs de maillots à l'issue de l'étape 21

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