Vendredi 25 août 2017

étape 7Llíria / Cuenca. Ciudad Patrimonio de la Humanidad

Départ 12h30 (Heure locale)
  • Commentaire de Fernando Escartín

    Moyenne-montagne. Étape la plus longue de la Vuelta (205,2 kilomètres), qui se déroulera sur un terrain exigeant jusqu'à Cuenca. L'ascension au château, avec ses pavés caractéristiques, sourira très certainement aux coureurs ayant tiré profit des parties d'asphalte planes, mais rares. Il faudra batailler pour être dans les meilleures positions. Le peloton arrivera très étiré et l'émotion sera au rendez-vous à la fin de l'étape.

Géodiversité

Les sculptures de l'eau

Chulilla © Tobias / Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 / Attribution-NoDerivs 2.0 Generic (CC BY-ND 2.0)Casas Colgadas de Cuenca © Javier Losa / Attribution 2.0 Generic (CC BY 2.0)Gorges de Cuenca © Olaya DoradoCañada del Hoyo © Don Crossley

Llíria -Cuenca

Cette étape longe la bordure méridionale de la cordillera Ibérica en traversant les sierras de Cuenca, Montes Universales et Javalambre. La complexité géologique de l'étape est forte, car elle traverse les structures de plis et de failles en direction NW-SE qui forment la chaîne montagneuse et expliquent les couleurs bigarrées du bloc 3D.

En partant de Llíria vers l'intérieur de la péninsule, en remontant rapidement vers le plateau central en direction de Cuenca, l'eau est la protagoniste de la journée, dans ses aspects les plus violents (ramblas formées par les eaux torrentielles) mais aussi les plus apaisants (thermes construits sur des sources). L'interaction de l'eau et de la roche a donné lieu à la formation de paysages spectaculaires, de buttes, cités enchantées et canyons de rivière surplombés par les célèbres Casas Colgantes (maisons suspendues) de Cuenca.

Dès la sortie de Llíria, sur la route de Casinos, nous allons franchir de nombreuses ramblas (comme la rambla Castellana ou la rambla de Artaix). Ce sont des canyons, normalement secs, qui sont sporadiquement le théâtre de crues torrentielles. Ce phénomène est très commun dans la région du Levant espagnol, où les orages d'été et les épisodes de “goutte froide” provoquent des crues qui déchargent de l'eau et des sédiments avec une grande intensité. La capacité érosive et destructrice de ces crues est énorme, car elles entraînent tout ce qu'elles trouvent sur leur passage.

Peu après, et juste avant d'affronter la première grande ascension de l'étape, le peloton va passer près de Chulilla, à la limite du Parc géologique de Chera-Sot. C'est là que se trouve une formation de grande beauté créée par l'action des eaux du Turia sur des calcaires du Jurassique et du Crétacé (200-65 M.a., en bleu et en vert sur le bloc) appelée Los Calderones. L'effet de la rivière sur la roche a donné lieu à des gorges profondes, également appelées “hoces”, dans lesquelles se succèdent les cascades comme celle de Chulilla, et parfaites pour la pratique sportive en pleine nature.

Plus avant dans l'étape, l'itinéraire passe par le parc naturel de la Serranía de Cuenca, qui se caractérise par la diversité de formes du relief, dues à l'action érosive de l'eau sur les roches. Un des sites les plus intéressants du parcours est Los Corveteros, près de Boniches. Ces reliefs singuliers sont dus à l'érosion de grès rouges d'il y a 250 millions d'années (Trias) qui a joué sur les plans de stratification et les fractures.

Et tout près maintenant de la ville de Cuenca, nous trouvons plusieurs reliefs karstiques formés par la dissolution de roches de type calcaires, dolomies et gypses. Il s'agit de “cités enchantées”, de lapiaz ou de galeries souterraines dont les plus remarquables sont les Torcas de Palancares et les lagunes de Cañada del Hoyo. Il s'agit de dolines, ou dépressions, formées par dissolution, qui sont toujours intéressantes, en particulier quand elles sont remplies d'eau et présentent une haute valeur écologique.

À l'arrivée, Cuenca se dresse sur les calcaires du Crétacé, des roches qui se sont formées dans les profondeurs marines il y a 90 M.a. et qui ont été soulevées à leur position actuelle pendant l'orogénèse alpine (40-20 M.a.). Le paysage de la ville est le résultat de l'action des rivières Huécar et Júcar, qui ont érodé la roche et creusé les canyons sur lesquels ont été construites les célèbres Casas Colgadas de Cuenca.

Terme de l'Étape : Plan de stratification

Un plan de stratification est la surface qui sépare deux strates. Une strate est chacune des couches dans lesquelles se divisent les roches sédimentaires, de type calcaire ou grès, et les conglomérats. Chaque strate est formée par un épisode continu et homogène de sédimentation qui, lorsqu'il est interrompu, va donner lieu à une surface plane et horizontale qui distingue une strate d'une autre.

Porteurs de maillots à l'issue de l'étape 4

Classements à l'issue de l'étape 4

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