Dimanche 10 septembre 2017

étape 21Arroyomolinos / Madrid

Départ 17h00 (Heure locale)
  • Commentaire de Fernando Escartín

    Étape de plaine. Comme à l'accoutumée, la dernière journée couronnera l'épreuve et permettra d'accueillir dans la capitale le vainqueur de la Vuelta. Les trois semaines d'efforts, de sacrifices et de souffrances seront récompensées lors d'une étape qui amènera le peloton à défiler en plein cœur de Madrid pour clore en beauté la 72e édition de la Vuelta.

Côté tourisme

Géodiversité

Géodiversité urbaine

Cours moyen du Guadarrama, qui charrie une grande quantité de sable. © Esetena / Creative Commons Genérica de Atribución/Compartir-Igual 3.0.Palais des Communications ou de Cibeles, d'Antonio Palacios et Joaquín Otamendi (1919) © Selbymay

Las Rozas -> Madrid

Dans les villes et leurs alentours, à Madrid comme à Nîmes, la Géodiversité est présente. Mais il faut un observateur un peu entraîné, car les infrastructures masquent le substrat sur lequel elles prennent appui. Mais les roches, les structures et le relief sont toujours là, dans l'attente des plus curieux.

Au moment où se sont formés le Système Central, la Chaîne Ibérique et les Montagnes de Toledo, il s'est également formé une zone déprimée où aboutissait tout ce que l'érosion arrachait aux montagnes. Cette dépression, que nous appelons le bassin de Madrid, s'est remplie de conglomérats et de sables sur les bords et d'argiles et de sels au centre. Lorsque le Tage s'est frayé un chemin vers l'océan atlantique, tous les cours d'eau ont commencé à charrier ces sédiments vers la mer.

Le résultat est un paysage de vallées séparées par de petites collines. La première partie de l'étape, entre Arroyo Molinos et Alcorcón, monte et descend le long de la vallée du Guadarrama (de l'arabe, rivière du Sable) et de ses affluents. Elle passe ensuite au bassin du Manzanares et dans l'axe Paseo del Prado-Paseo de la Castellana, par la ligne de division des eaux entre le Manzanares et le ruisseau de la Paz. Presque tout l'itinéraire se déroule sur des sables et des conglomérats, même si, au sud de Madrid, il frôle des argiles et des gypses, vestiges des grands lacs d'il y a environ 30 M.a., où paissaient les antilopes ou chassaient les lions.

À Madrid même, les roches semblent avoir disparu sous l'asphalte et les trottoirs. Mais elles sont toujours là, sous toute la ville de Madrid, sous forme de grès datés d'environ 30 millions d'années et imbibés d'eau. Les sables jouent un rôle primordial à Madrid, car ils sont essentiels pour construire les rues et les immeubles. Une ville ne peut pas grandir si elle ne dispose pas tout près de matériaux de construction, car le transport de sable est très coûteux. Et non seulement cela, sans ces sables et l'eau souterraine qui alimente les puits, une grande ville comme Madrid dans un climat peu pluvieux serait quasiment impossible. De nos jours, l'eau est transportée à Madrid depuis le Système Central, mais la naissance de Madrid ne peut pas être comprise sans ses sables et ses nappes phréatiques.

Certes, tout ceci est caché, mais il reste de la Géodiversité à contempler. Chaque bâtiment urbain est une occasion de se souvenir que de nombreux aspects de notre vie dépendent de la Géologie. Toute la ville est parsemée d'édifices en brique, impossibles sans l'argile des bassins tertiaires. Les constructions les plus luxueuses ont été réalisées en marbre ou en granit, comme le Palais royal. Aujourd'hui, la plupart des roches servent à habiller et à embellir les structures déjà construites. Même les bâtiments plus modernes, revêtus de verre, offrent leur propre leçon ; en effet, tout ce verre provient de la silice, du quartz, cette espèce minérale si commune que nous oublions presque qu'elle existe.

L'étape et la Vuelta se terminent à la fontaine de Cibeles, face au Palais des Communications, siège actuel de la mairie de Madrid, construit en 1919 avec des calcaires de Novelda (Alicante).

Terme de l'Étape : Bassin tertiaire de Madrid

Il s'agit de l'une des grandes dépressions qui se sont formées entre les chaînes montagneuses de la péninsule ibérique. Tous ces bassins sont remplis de sédiments formés durant le Tertiaire, au cours des 50 derniers millions d'années.

Porteurs de maillots à l'issue de l'étape 4

Classements à l'issue de l'étape 4

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