Vendredi 8 septembre 2017

étape 19Caso. Parque Natural de Redes / Gijón

Départ 13h50 (Heure locale)
  • Commentaire de Fernando Escartín

    Moyenne montagne. Le col de San Martín de Huerces fera office de juge de paix à 10 kilomètres de la ligne d'arrivée. Il s'agit d'une ascension courte mais avec des rampes très raides dans lesquelles une importante sélection aura lieu. L'attention sera la condition sine qua non pour éviter toutes mauvaises surprises.

Géodiversité

Les asturies géologiques : 500 millions d'années d'histoire

Image automnale du Parc Naturel de Redes © David Timbal / Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported license.Plage de Peñarrubia © Asturias Verde / Dominio público

Campo de Caso -Gijón

L'étape traverse toute la Principauté des Asturies du sud au nord, en coupant des roches d'âges et d'origines très variées, ce qui nous permet de résumer brièvement l'histoire de la péninsule ibérique. Entre le départ et Nava, l'itinéraire court entre schistes, grès, conglomérats et calcaires du Carbonifère (359 à 300 M.a.– en gris foncé). Après Nava et jusqu'à Pola de Siero, il franchit un accident tectonique important qui fragmente le territoire et met en contact des roches très diverses.

Géologiquement parlant, nous commençons le parcours dans la Région dite des Manteaux, où nous pouvons contempler des séries de roches anciennes disposées sur d'autres beaucoup plus modernes, formant ce que nous appelons en géologie un chevauchement. Dans ce cas, nous avons des roches d'il y a 520 millions d'années (Cambrien) sur des roches datées de 315 millions d'années (Carbonifère).

Le Carbonifère tire son nom, comme il ne pouvait en être autrement, du charbon, car c'est à cette époque que les jungles se développement énormément, de sorte que les grandes accumulations de plantes ont donné lieu à des couches de charbon, bien plus tard exploitées dans la région. À titre d'exemple, signalons les mines de Coto Bello, à Aller, actuellement en cours de restauration paysagère.

Plus avant, après la montée des diverses rampes de cette étape, nous arrivons à Nava en laissant derrière nous les roches paléozoïques pour en découvrir d'autres plus modernes, d'il y a 100-120 millions d'années (Crétacé). À partir de Nava, l'itinéraire vire vers l'ouest en laissant sur notre droite la dépression dite Méso-Tertiaire, une grande vallée où affleurent des sédiments encore plus modernes (Éocène, 56 M.a.). Ces sédiments forment des sols plus propices à l'installation humaine, ce qui explique pourquoi Oviedo, Pola de Siero ou Nava sont situées tout le long de cette dépression.

À partir d'ici, l'étape pénètre dans les dénivelés des matériaux jurassiques et triassiques (200-150 M.a.) au niveau du dernier tronçon de montées et de descentes qui prend fin à Gijón. À titre de curiosité, la plage de Peñarrubia est en réalité une “plate-forme d'abrasion” jurassique (200 à 145 M.a.), où les roches forment la surface de la plage.

Terme de l'Étape : Plate-forme d'abrasion

Abrasion est le terme employé pour décrire l'érosion que produisent l'eau ou le vent chargés en sédiments lorsque ceux-ci heurtent d'autres matériaux. Dans les zones côtières escarpées, les vagues créent l'abrasion et font reculer peu à peu le trait de côte, mais en formant une superficie plane sous le niveau d'influence des vagues.

Porteurs de maillots à l'issue de l'étape 4

Classements à l'issue de l'étape 4

Applications mobiles

Chronométreur officiel

Boutique officielle

S'abonner

Recevez des informations exclusives sur la Vuelta

Partenaires de la Vuelta