Samedi 2 septembre 2017

étape 14Écija / Sierra de La Pandera

Départ 12h57 (Heure locale)
  • Commentaire de Fernando Escartín

    Montagne. La chaleur sera l'ennemi numéro un du peloton durant cette journée exigeante, marquée par l'ascension finale de La Pandera (HC). La fatigue accumulée et les températures élevées rendront difficile cette étape. La victoire pourrait se jouer en petit comité parmi les hommes échappés si toutefois les favoris décident de leur laisser le champ libre.

Géodiversité

Une romance afro-ibérique

Doline des Hoyones. © Jacobino / Licencia Creative Commons, versiones 1.0, 2.0, 2.5 y Compartir-Igual 3.0Lac de barrage du Quiebrajano © Veinticuatro de Jahén / Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International license.Poljé de la Nava © Antonio Manuel Jiménez Conejo

Écija-La Pandera

L'étape traverse une géologie très semblable à celle de l'étape précédente, bien que cette fois-ci nous partions de matériaux sédimentaires pour nous élever progressivement vers les montagnes calcaires mésozoïques (245-65 M.a). Nous rencontrons des matériaux quaternaires (1-0 M.a) d'origine fluviale (en gris) et des matériaux du miocène (23-6 M.a.) formés de conglomérats, essentiellement de sables et d'argiles, suivis de marnes et de calcaires (couleurs saumon et jaune sur le bloc), qui donnent lieu à des paysages peu contrastés. À partir de Cabra, nous entrons dans les massifs sous-bétiques, caractérisés par des roches caractéristiques des trois systèmes mésozoïques du Trias (245-200 M.a.–tons violets sur le bloc), du Jurassique (200-145 M.a.–tons bleutés) et du Crétacé (145-65 M.a.–tons verts).

L'étape présente un double intérêt du point de vue géologique, car outre le Géoparc des Sierras Subbéticas, un relief karstique proche de la petite ville de Cabra, apparaissent des preuves du rapprochement de la plaque africaine à la plaque ibérique.

Parmi les formes karstiques du Géoparc, signalons le Gouffre de Cabra, de 13 mètres de diamètre et 115 de profondeur ;  la doline des Hoyones (dépression plus ou moins circulaire du terrain de 300 m de diamètre), ou le poljé de La Nava de Cabra (dépression du terrain sans forme définie et beaucoup plus grande qu'une doline).

En arrivant à Valdepeñas, voici la fenêtre tectonique de Valdepeñas de Jaén. Mais qu'est-ce qu'une fenêtre tectonique ? Pour commencer, imaginons une tarte à deux couches : une couche de pâte à cake en bas recouverte d'une couche de chocolat en haut. Plaçons-nous dans l'hypothèse que nous repoussons la tarte d'un côté pour situer la pâte à cake sur le chocolat et obtenir une séquence pâte-chocolat-pâte-chocolat.  Ce sont la même pâte et le même chocolat, mais ils sont dessus. Bien qu'il s'agisse d'une simplification, nous avons là ce que nous appelons en géologie un “chevauchement” (“manteau de chevauchement” s'il est de grandes dimensions). Une fenêtre tectonique est le résultat de forer un trou dans cette tarte pour obtenir une coupe du chevauchement. Ce chevauchement est la conséquence du rapprochement de la plaque africaine et de la plaque ibérique au cours de ce que nous appelons le “Cycle Alpin”, à l'origine d'une grande partie des principaux systèmes montagneux actuels.

Il ne nous reste plus qu'à grimper à la sierra de la Pandera depuis Los Villares. Notre récompense : les belles vues sur la vallée du Quiebrajano, aujourd'hui objet d'une retenue artificielle mais qui a pu autrefois creuser tout ce qui s'étend à perte de vue.

Terme de l'Étape : Poljé

Terme d'origine balkanique qui décrit une dépression de terrain formée par des processus karstiques. Sa principale caractéristique est son fond plat car les eaux souterraines, par le biais de résurgences au fond, inondent périodiquement le terrain, donnant ainsi lieu à des zones très fertiles.

Porteurs de maillots à l'issue de l'étape 4

Classements à l'issue de l'étape 4

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