Vendredi 1er septembre 2017

étape 13Coín / Tomares

Départ 12h43 (Heure locale)
  • Commentaire de Fernando Escartín

    Étape de plaine. Nouvelle journée pour les sprinteurs, l'une des dernières chances que leur offrira La Vuelta. Leurs équipes veilleront toutefois à ce que cette étape se déroule selon leurs plans et ne crée pas la surprise. L'arrivée dans l'étouffante ville de Séville après deux semaines de compétition permettra de faire le point sur l'état de fatigue des professionnels de la dernière ligne droite.

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Les diamants de malaga

Topographie de la zone des lacs de Guadalteba, Conde de Guadalhorce et Guadalhorce et le défilé des Gaitanes © https://www.opencyclemap.org/Le Caminito del Rey au défilé des Gaitanes © Lucía Álvarez Herrezuelo

Coín-Tomares

Cette étape traverse la Serranía de Ronda en direction de la dépression et de la vallée du Guadalquivir.  Dans la première partie de l'étape (vallée du Guadalahorce entre les montagnes d'Alcaparain et Baños), nous pouvons distinguer les derniers affleurements des roches du noyau géologique bétique (tons bleu foncé, vert foncé, mauves, etc.), qui laissent place aux élévations calcaires formées de matériaux mésozoïques (245-65 M.a.) et cénozoïques (65-0 M.a.) plus récents (en vert, bleu et orange), qui s'abaissent peu à peu jusqu'à Morón de la Frontera, où nous entrons pleinement dans la riche plaine cultivée du Guadalquivir. Ici, ce sont les reliefs peu marqués caractérisés par des matériaux du Néogène (24-0 M.a) qui prédominent : terrigènes liés à l'activité fluviale (dernier million d'années - en gris clair sur le bloc) et matériaux marneux (en jaune pâle sur le bloc).

L'étape emprunte un parcours plat qui va des plaines de la province de Malaga jusqu'à la belle ville de Séville. Mais les sites à voir, peut-être uniques dans toute la Péninsule Ibérique, abondent.

À quelques kilomètres à peine du début de l'étape, à proximité de Carratraca, se trouvent les vestiges de ce qui fut autrefois un lavoir minier. Le plus intéressant de ce site n'est autre que le minerai exploité, car on tirait de cette mine ni plus ni moins que des diamants. Il s'agit du seul endroit en Espagne où il a existé une mine de diamants, associés à des roches magmatiques appelées péridotites granulaires.

Les thermes Balneario de Doña Trinidad (XIXe siècle), à Carratraca, mettent à profit une résurgence à la faveur de la discontinuité entre marbres et débris de piémont. Non loin se trouve la Grotte d'Ardales, de 1,5 km de long, laissée à découvert par un séisme en 1821, qui a été aménagée pour sa visite.

Un peu plus avant, se succèdent les lacs de barrage de Guadalteba, Conde de Guadalhorce et Guadalhorce. Ce n'est pas un hasard s'ils sont si proches. La construction de ces barrages a tiré profit de la confluence naturelle de 3 systèmes fluviaux pour créer un bel ouvrage en forme de trèfle.

Au-delà de Morón de la Frontera, le relief change brusquement. La disparition subite des montagnes est due à la transition entre le domaine des Chaînes Bétiques et la dépression du Guadalquivir. Cette limite n'est pas seulement visuelle et topographique car entre les roches d'un côté et de l'autre il existe une différence de millions d'années.

Terme de l'Étape : Résurgence

Tout lieu où la configuration de la superficie topographique et la structure géologique permet la sortie des eaux souterraines à l'extérieur. Les résurgences donnent lieu à des sources, à des lagunes, etc.

Porteurs de maillots à l'issue de l'étape 4

Classements à l'issue de l'étape 4

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