Mardi 23 août 2016

étape 4Betanzos / San Andrés de Teixido

Départ 13h29 (Heure locale)
  • Calmejane a pris sa chance

    Deuxième échappée réussie en deux jours, deuxième victoire pour un coureur français avec Lilian Calmejane (Direct Energie), qui remporte en solitaire la quatrième étape de la Vuelta à San Andres de Teixido pour sa première participation à un grand Tour. Le néo-pro albigeois s'est extrait d'un groupe de 21 échappés pour lancer sa jeune carrière sur les meilleurs rails à seulement 23 ans. Deuxième de l'étape, le Colombien Darwin Atapuma (BMC) est le quatrième maillot...

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L'étape en vidéos

vidéo23/08/2016 

Caméra embarquée - Etape 4 - La Vuelta a España 2016

  • Caméra embarquée - Etape 4 - La Vuelta a...
  • Résumé - Étape 4 (Betanzos / San...
  • Dernier kilomètre - Étape 4 - La Vuelta...

L'étape en images

photo23/08/2016 

Alexandre Geniez (FDJ), leader du classement de la montagne © Javier Belver

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Géodiversité

Les roches les plus anciennes

Ria de Betanzos proche de Modelo © UnipublicGéologues montrant le Cap Ortegal © Asociación Mineralógica Aragonito Azul

La ria de Betanzos est l'une des plus grandes de Galice. Au fond de la ria s'étendent certains des marais les plus spectaculaires d'Espagne, avec un labyrinthe de canaux qui impressionne surtout quand on le voit depuis les airs.

Après un parcours par les Rías Altas, la route s'enfonce dans l'un des plus grands bassins miniers de la péninsule ibérique. Il s'agit des gisements de charbon de la zone d'As Pontes de García Rodríguez. La plupart du charbon d'Espagne s'est formé il y a environ 300 millions d'années, pendant la période que les géologues appellent Carbonifère. Mais ici, il s'agit de charbons très récents : des lignites du Tertiaire datant de moins de 50 millions d'années.

Ici, la production de charbon a atteint des valeurs record. Cette dernière fut l'une des plus importantes mines à ciel ouvert, mais depuis 2007, la mine a été fermée, inondée par les eaux du fleuve Eume. Aujourd'hui, c'est un lac qui fait partie du paysage de la zone. Actuellement, As Pontes est la ville qui produit le plus d'énergie de toute l'Espagne. Pour ce faire, elle combine les énergies d'origine éolienne, hydraulique et thermique.

Dans la dernière partie de l'étape, dans la ria d'Ortigueira, le peloton doit parcourir une zone fréquemment visitée par les géologues du monde entier : le complexe du cap Ortegal. C'est ici qu'apparaissent, parmi d'autres roches, des roches relativement mystérieuses, les amphibolites, des roches métamorphiques qui se sont formées à environ 70 km de profondeur, aux « racines » d'une chaîne de montagnes. Mais le plus surprenant c'est que les roches du cap Ortegal ont environ 1 200 millions d'années d'ancienneté. Les géologues s'efforcent de comprendre jusqu'aux plus petits détails, parce que c'est là que se cachent les rares informations sur l'époque durant laquelle se sont formés les premiers continents et les premiers organismes vivants.
Qui plus est, les grandes failles qui ont formé la côte galicienne nous offrent, à la fin de l'étape, à San Andrés de Teixido, les falaises de Vixía de Herbeira. Elles présentent un dénivelé de plus de 610 mètres et il s'agit des falaises les plus élevées d'Europe, avec un dénivelé plus élevé que les fjords norvégiens.

Termes de l'étape

Amphibolite. Roche métamorphique qui se forme à environ 70 km de profondeur, aux racines d'une chaîne de montagnes, dans des conditions de très haute pression et température. Ses minéraux caractéristiques sont les amphiboles qui lui donnent une couleur très foncée. C'est pourquoi on l'appelle « granit noir » dans la région.

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Porteurs de maillots à l'issue de l'étape 21

Classements à l'issue de l'étape 21

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